La règle tient en une phrase : circuit fermé ou eau potable
Deux familles de raccords à sertir portent le même nom de système, le même diamètre, le même contour de mâchoire, et ne s’utilisent pas au même endroit. L’acier au carbone est réservé aux circuits fermés. L’inox va à l’eau potable. Il n’y a pas de zone grise entre les deux, et l’erreur ne se voit pas le jour de la pose.
Un circuit fermé, c’est un volume d’eau introduit une fois, mis en circulation, et complété ponctuellement : une boucle de chauffage, un circuit de climatisation, un champ de capteurs solaires thermiques. Un réseau d’eau potable, c’est l’inverse exact : l’eau y est renouvelée à chaque soutirage, elle arrive du réseau communal, et elle est bue.
Concrètement, dans notre catalogue : les neuf références de la catégorie Chauffage à sertir sont en acier ; les neuf références de la catégorie Sanitaire à sertir sont en inox. Mêmes diamètres Ø15, Ø18 et Ø22 mm. Même contour de mâchoire. Prix du simple au triple.
Avant de commander, il y a donc deux questions à trancher, et une seule ne suffit pas. La première est celle du matériau : c’est l’objet de cet article. La seconde est celle du profil de mâchoire de votre presse, que nous avons traitée à part dans contour M, V ou SC : pourquoi votre pince ne sertit pas n’importe quel raccord. Un raccord qui convient à votre fluide mais pas à votre pince est aussi inutilisable qu’un raccord qui convient à votre pince mais pas à votre fluide.
Ce qui protège le raccord en acier au carbone, et ce qui le détruit en eau potable
Un raccord à sertir en acier au carbone n’est pas de l’acier nu. Il est galvanisé : une couche de zinc d’environ 10 microns, déposée par électrolyse, le sépare du fluide. Cette couche est ce qui le rend durable dans une installation de chauffage. C’est aussi elle qui fixe sa limite.
Deux mécanismes la détruisent en eau potable. Le zinc devient soluble au-delà de 60 °C. Et le chlore présent dans les réseaux de distribution l’attaque.
Ce seuil de 60 °C n’a rien de théorique. Le cahier de normalisation des installations sanitaires de l’État de Genève, citant la directive W3 de la SSIGE, retient une production d’eau chaude sanitaire à 60 °C au départ en permanence, avec retour de circulation. Autrement dit : une installation d’eau chaude conforme dépasse ce seuil en permanence, par conception. L’acier au carbone n’y a rien à faire.
Le résultat d’une erreur de matériau n’est pas une fuite le lendemain. C’est une dégradation progressive et invisible, dans une conduite encastrée, avec en prime la migration de produits de corrosion dans une eau destinée à être bue. C’est le pire scénario possible : ni détectable à l’essai, ni réparable sans rouvrir.
L’explication que donnent les installateurs pour justifier le domaine d’emploi restreint de l’acier au carbone est la suivante : un circuit fermé ne contient qu’une quantité finie d’oxygène dissous, consommée une fois pour toutes dans les premières semaines de service, alors qu’un réseau d’eau potable en apporte de l’oxygène frais à chaque litre soutiré. Cette lecture est cohérente avec les domaines d’emploi publiés par les fabricants, mais nous ne l’avons trouvée énoncée en ces termes dans aucune source normative suisse : nous vous la donnons comme explication de métier, pas comme fait normatif. Le domaine d’emploi, lui, est publié et ne se discute pas.
Circuit fermé ne veut pas dire circuit indifférent
Choisir l’acier au carbone parce que le circuit est fermé ne dispense pas de s’occuper de l’eau qu’on y met. La directive SICC BT 102-01, en vigueur depuis le 1er avril 2012, fixe pour l’eau de remplissage et d’appoint des installations de chauffage un pH entre 6,0 et 8,5, une conductivité électrique inférieure à 100 µS/cm et une dureté totale inférieure à 0,1 mmol/l. Remplir une boucle neuve avec l’eau du robinet, sans analyse, c’est se préparer des dépôts et de la corrosion quel que soit le raccord choisi. Notre pôle chauffage a détaillé ce point dans son article sur la qualité de l’eau de chauffage selon la SICC BT 102-01 ; nous n’allons pas le refaire ici.
Quel matériau pour quel circuit, usage par usage
Les usages admis pour l’acier au carbone, tels que publiés par les fabricants de systèmes à sertir, sont les circuits fermés de chauffage, la climatisation, le solaire thermique, l’air comprimé et les installations sprinkler. Deux de ces cinq usages méritent une précision.
Le sprinkler d’abord : dès qu’une installation sprinkler est raccordée au réseau d’eau de boisson, elle relève de la directive SSIGE W5, qui encadre précisément ce raccordement. Ce n’est plus un simple choix de matériau, c’est un dossier à traiter avec votre service des eaux. L’air comprimé et le solaire thermique ensuite : ce sont des fluides et des plages de température qui sortent du chauffage domestique. Le joint fait partie du système certifié, et sa version dépend de l’application. Demandez-nous confirmation avant de commander plutôt que de supposer.
Un troisième univers échappe complètement à cette question : l’écoulement. Ni acier ni inox, ni sertissage du tout. En Suisse, les eaux usées d’un bien-fonds se posent en PE soudé ou en système à emboîter, avec ses propres règles de pente et de diamètre — sujet traité dans notre article sur la pente et les diamètres d’écoulement en Suisse. Ne cherchez pas de raccord à sertir pour votre colonne de chute : il n’y en a pas.
| Matériau | Type de circuit | Usage admis | Référence TIMShop (Ø15 mm) | Prix |
|---|---|---|---|---|
| Acier au carbone galvanisé (raccords) | Circuit fermé | Chauffage, climatisation, solaire thermique, air comprimé, sprinkler | Coude à sertir 90° VSH XPress chauffage | CHF 3.70 |
| Acier zingué (tubes) | Circuit fermé | Chauffage, climatisation | Tube à sertir VSH XPress barre 6 m chauffage | CHF 42.70 |
| Acier au carbone, quel que soit le tube | Réseau d’eau potable | Non admis — zinc soluble au-delà de 60 °C, attaqué par le chlore | Aucune | — |
| Inox 1.4404 (raccords) | Réseau d’eau potable | Eau froide et eau chaude sanitaire | Coude à sertir 90° VSH XPress sanitaire inox | CHF 11.75 |
| Inox ferritique 1.4521 (tubes) | Réseau d’eau potable | Eau froide et eau chaude sanitaire | Tube à sertir VSH XPress barre 6 m sanitaire inox | CHF 59.55 |
Ce que la directive W3 de la SSIGE impose côté eau potable
La directive W3 est éditée par la SSIGE, la Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux. Elle s’intitule « Directive pour les installations d’eau potable » et se complète de quatre compléments, dont le C1 sur la protection contre les retours d’eau, le C3 sur l’hygiène et le C4 sur l’autocontrôle. Son périmètre commence à la traversée de mur et va jusqu’aux points de soutirage, appareils raccordés compris. Elle s’adresse aux exploitants de réseaux, aux bureaux d’études et aux installateurs. Le texte est payant : nous le paraphrasons, nous ne le citons pas.
Deux conséquences directes pour qui achète du matériel. La première : toutes les conduites d’eau potable doivent être soumises à un essai de pression par l’installateur tant qu’elles sont encore visibles — nous y revenons plus bas. La seconde : ce qui touche l’eau de boisson n’est pas jugé sur sa seule résistance mécanique. Un matériau au contact permanent de l’eau potable doit être admis pour ce contact, et cette admission se documente. C’est la raison de fond pour laquelle un raccord de chauffage à CHF 3.70 ne peut pas remplacer un raccord sanitaire à CHF 11.75, même s’il rentre dans la même mâchoire.
Dans notre gamme, les tubes sanitaires sont en inox ferritique 1.4521, le grade standard certifié SSIGE pour l’eau potable, et les raccords sanitaires en inox 1.4404, un grade également employé pour les eaux plus agressives. Les fiches produit portent le grade dans leur intitulé : c’est fait exprès, pour que vous puissiez vérifier sans nous croire sur parole.
Vendre le matériel ne dit pas qui a le droit de le poser
Autant le dire franchement, parce que personne ne le dit clairement en ligne : pour le raccordement au réseau d’eau potable, les travaux doivent être confiés à un installateur au bénéfice d’une concession du service des eaux local, titulaire de l’attestation d’installateur agréé délivrée par la SSIGE, et les installations intérieures doivent respecter les prescriptions SSIGE. Les règlements varient d’une commune à l’autre — nous avons vu des textes sensiblement différents entre Lausanne, la Ville de Fribourg et plusieurs communes valaisannes. Côté écoulement, le régime paraît différent et relève du règlement communal, sans concession nominative équivalente, mais nous n’avons pas pu l’établir avec certitude : vérifiez auprès de votre commune avant de commencer. Nous vendons le matériel et nous le louons ; nous ne délivrons pas d’autorisation, et nous ne prétendrons pas que la question n’existe pas.
Mélanger les métaux : ce qui est établi, et ce que nous ne dirons pas
Deux règles sont solides, convergentes chez tous les fabricants, et elles suffisent à éviter la majorité des ennuis.
- On ne mélange pas les marques. Le raccord, le tube et le joint forment un système certifié comme un tout. Sertir un raccord d’une marque sur le tube d’une autre annule la garantie du fabricant et crée un risque de fuite, même si les cotes semblent identiques.
- On ne mélange pas les profils de mâchoire. Chaque contour exige ses propres mâchoires. Un raccord serti avec un profil qui n’est pas le sien peut paraître correct et ne pas être étanche. C’est le sujet de notre article sur le choix du contour de mâchoire, qui répond à l’autre moitié de la question « quel raccord puis-je acheter ».
En revanche, sur la question de la mise en contact de métaux différents dans un même circuit — acier au carbone, inox, cuivre, laiton — et sur l’existence d’un ordre à respecter dans le sens de l’écoulement, nous n’écrirons rien. Nous n’avons trouvé aucune source suisse vérifiable qui établisse cette règle, ses conditions et ses exceptions. Or c’est exactement le type de question où une réponse approximative, reprise d’un forum français ou d’une fiche produit traduite, coûte une installation entière.
Si votre chantier comporte une reprise sur du cuivre existant, ou un mélange de matériaux hérité d’une rénovation précédente, posez la question au manuel technique du système chez Meier Tobler, à la directive W3, ou à votre installateur concessionnaire. Nous préférons vous envoyer chercher une réponse fiable ailleurs que vous en fabriquer une ici.
Le joint, la température et la pression : où trouver les valeurs
Le joint torique n’est pas un consommable interchangeable : il fait partie du système certifié au même titre que le raccord, et sa formulation dépend du fluide et de la plage de température. C’est la raison pour laquelle un même corps de raccord peut exister en plusieurs versions selon l’application.
Nous ne publions volontairement aucune valeur de température ou de pression admissible pour le système que nous vendons. Ces valeurs existent, elles figurent dans le manuel technique du fabricant, par matériau et par domaine d’emploi — mais nous ne les avons pas vérifiées nous-mêmes à la source, et une valeur de pression recopiée de mémoire n’a aucune valeur. Si votre application sort du chauffage domestique ou de la distribution d’eau potable classique, écrivez-nous avant de commander : nous demanderons la donnée au fournisseur plutôt que de l’estimer.
Un point pratique en revanche : commandez le joint qui correspond à votre fluide dès le départ. Changer d’avis après sertissage signifie couper et refaire.
Un raccord oublié doit fuir : pourquoi cette sécurité existe
La directive W3 impose que toutes les conduites d’eau potable subissent un essai de pression par l’installateur tant qu’elles sont encore visibles. Pas après avoir refermé la saignée, pas après le carrelage : tant que l’on voit les raccords.
La notice technique SANI195 de suissetec traduit la directive W3/C3 en marche à suivre : essai d’étanchéité à l’air ou à l’eau, premier remplissage, rinçage, et procès-verbaux types à remplir. Le principe qu’elle retient mérite d’être connu : l’essai à l’air se pratique à une pression plus faible que l’essai à l’eau, ce qui le rend plus apte à révéler un joint torique qui fuit. Pendant l’essai, la notice demande une surveillance permanente de l’appareil de mesure et un contrôle visuel des flexibles, raccords et robinets ; en cas de baisse constante de pression ou de fuite constatée, on contrôle tous les raccords au spray moussant compatible avec le matériau.
Nous ne donnons ici ni pression d’épreuve, ni durée de stabilisation, ni critère de chute admissible. Ces valeurs figurent dans la notice SANI195, dont le PDF est en libre accès sur le portail des notices de suissetec, et dans les procès-verbaux d’essai types. Téléchargez-les : c’est gratuit, c’est suisse, et c’est la seule version qui vous engage.
Reste le cas du raccord qu’on oublie de sertir. Sur certains systèmes, le raccord est conçu pour laisser passer l’eau tant qu’il n’a pas été serti — chez Viega, ce dispositif porte le nom de SC-Contur. Un raccord oublié se signale alors de lui-même à l’essai de pression, au lieu de tenir provisoirement par frottement et de lâcher six mois plus tard derrière une cloison neuve. Une fuite à l’essai sur un raccord non serti n’est donc pas un défaut du raccord : c’est la fonction qui travaille, exactement au moment où la réparation coûte cinq minutes.
Nous n’affirmons pas que le système que nous vendons embarque un dispositif équivalent : nous ne l’avons pas vérifié au catalogue du fournisseur. Tant que ce point n’est pas confirmé, appliquez la méthode qui fonctionne sur tous les systèmes : comptez vos raccords avant de commencer, marquez chaque sertissage au feutre indélébile immédiatement après l’avoir fait, et ne refermez rien avant d’avoir réussi l’essai.
L’état des mâchoires fait partie du choix du matériau
Le manuel technique du système VSH XPress signale un effet auquel personne ne pense : une mâchoire abîmée par des raccords en acier, puis utilisée sur de l’inox, peut sertir des particules métalliques dans le raccord. Si vous travaillez les deux matériaux avec la même presse — c’est le cas si vous louez notre ROMAX 4000 — inspectez visuellement les mâchoires entre les deux séries. Et si l’ordre des travaux vous laisse le choix, faites l’inox d’abord : c’est du bon sens qui découle directement de cet avertissement, pas une prescription du fabricant.
Ce que le choix du matériau change au prix
L’écart n’est pas marginal et il ne se subit pas : il s’anticipe au moment du devis.
| Pièce | Diamètre | Acier au carbone (chauffage) | Inox (eau potable) |
|---|---|---|---|
| Coude 90° | Ø15 mm | CHF 3.70 | CHF 11.75 |
| Coude 90° | Ø18 mm | CHF 4.15 | CHF 13.35 |
| Coude 90° | Ø22 mm | CHF 4.90 | CHF 16.25 |
| Té égal | Ø15 mm | CHF 7.10 | CHF 25.00 |
| Té égal | Ø18 mm | CHF 7.40 | CHF 25.75 |
| Té égal | Ø22 mm | CHF 7.85 | CHF 26.90 |
| Tube, barre de 6 m | Ø15 mm | CHF 42.70 | CHF 59.55 |
| Tube, barre de 6 m | Ø18 mm | CHF 45.90 | CHF 71.85 |
| Tube, barre de 6 m | Ø22 mm | CHF 59.50 | CHF 88.00 |
Sur les raccords, le rapport tourne autour de trois : CHF 3.70 contre CHF 11.75 sur le coude Ø15 mm, CHF 7.10 contre CHF 25.00 sur le té. Il se resserre nettement sur les tubes, où le prix est d’abord celui de la matière au mètre : CHF 42.70 la barre de 6 m en acier zingué contre CHF 59.55 en inox. L’écart tient au matériau et à l’admission pour le contact avec l’eau de boisson. Ce n’est pas une marge, c’est un coût d’entrée.
Deux conclusions pratiques, et elles ne sont pas symétriques.
- N’achetez pas d’inox pour votre chauffage « pour être tranquille ». Sur une boucle fermée, vous paierez environ trois fois le prix du raccord pour un bénéfice que rien n’établit. L’acier au carbone est le matériau prévu pour cet emploi ; s’en écarter par précaution, c’est du budget en moins pour l’isolation ou pour un traitement d’eau correct.
- Ne posez jamais d’acier au carbone sur de l’eau potable pour économiser CHF 8.05 par coude. Une salle de bains, c’est une vingtaine de raccords : de l’ordre de CHF 160.00 d’écart. Le jour où il faut rouvrir une saignée carrelée, ces CHF 160.00 ne pèsent plus rien dans le calcul.
Le matériel à prévoir : références et prix réels
Notre gamme à sertir couvre aujourd’hui les trois diamètres les plus courants en distribution domestique, dans les deux matériaux, avec la même géométrie de pièce de part et d’autre. Tous ces raccords sont au contour M.
Chauffage et circuits fermés — acier au carbone
- Coude à sertir 90° Ø15 mm — CHF 3.70
- Coude à sertir 90° Ø18 mm — CHF 4.15
- Coude à sertir 90° Ø22 mm — CHF 4.90
- Té égal à sertir Ø15 mm — CHF 7.10
- Té égal à sertir Ø18 mm — CHF 7.40
- Té égal à sertir Ø22 mm — CHF 7.85
- Tube en acier zingué, barre de 6 m, Ø15 mm — CHF 42.70
- Tube en acier zingué, barre de 6 m, Ø18 mm — CHF 45.90
- Tube en acier zingué, barre de 6 m, Ø22 mm — CHF 59.50
Sanitaire et eau potable — inox
- Coude à sertir 90° inox 1.4404 Ø15 mm — CHF 11.75
- Coude à sertir 90° inox 1.4404 Ø18 mm — CHF 13.35
- Coude à sertir 90° inox 1.4404 Ø22 mm — CHF 16.25
- Té égal à sertir inox 1.4404 Ø15 mm — CHF 25.00
- Té égal à sertir inox 1.4404 Ø18 mm — CHF 25.75
- Té égal à sertir inox 1.4404 Ø22 mm — CHF 26.90
- Tube inox 1.4521, barre de 6 m, Ø15 mm — CHF 59.55
- Tube inox 1.4521, barre de 6 m, Ø18 mm — CHF 71.85
- Tube inox 1.4521, barre de 6 m, Ø22 mm — CHF 88.00
L’outil, en location plutôt qu’à l’achat
Une presse à sertir n’a aucun intérêt à l’achat pour un chantier unique. Nous louons la nôtre : presse à sertir Rothenberger ROMAX 4000, jeu de mâchoires au contour M en Ø15, 18, 22, 28 et 35 mm, dès CHF 45.00 par jour, dates de début et de retour libres, retrait à La Tour-de-Trême. Elle sertit les deux matériaux présentés ici, sous réserve de l’inspection des mâchoires évoquée plus haut.
Les articles en stock partent sous 24 à 48h ouvrables (hors jours fériés), pour une réception en 1 à 2 jours ouvrables. Le retrait sur place à La Tour-de-Trême est gratuit et souvent plus rapide. Si vous hésitez entre deux références, écrivez-nous : nous répondons sous 24 à 48h ouvrables (hors jours fériés), et il nous arrive régulièrement de conseiller de ne pas acheter.
Questions fréquentes
Mon eau est très douce, puis-je quand même utiliser de l’acier au carbone sur l’eau potable ?
Non. La dureté de l’eau n’entre pas dans l’équation. Les deux facteurs qui disqualifient l’acier au carbone en eau potable sont la solubilité du zinc au-delà de 60 °C et l’action du chlore de distribution. Une eau douce ne supprime ni l’un ni l’autre. Le domaine d’emploi publié par les fabricants est celui des circuits fermés, sans exception liée à la qualité de l’eau du réseau.
L’inverse est-il vrai : l’inox convient-il au chauffage ?
L’erreur n’est pas de même nature. Poser de l’inox sur un circuit fermé, c’est payer environ trois fois le prix du raccord pour un usage où l’acier au carbone est le matériau prévu. Nous ne le recommandons pas pour des raisons économiques, pas pour des raisons de sécurité. Si votre installation mélange déjà plusieurs métaux, posez la question à votre installateur avant d’arbitrer : c’est précisément le cas que nous refusons de trancher sans source vérifiée.
Une seule pince suffit-elle pour les deux matériaux ?
Oui, pour autant qu’elle porte le bon contour de mâchoire : c’est le profil qui commande la compatibilité, pas le matériau du raccord. Notre ROMAX 4000 en location est équipée du contour M en Ø15 à 35 mm. Une précaution s’ajoute toutefois : le manuel technique du système avertit qu’une mâchoire abîmée par des raccords en acier peut ensuite sertir des particules métalliques dans un raccord inox. Inspectez les mâchoires en changeant de matériau.
Comment savoir si mon circuit est vraiment fermé ?
Posez-vous une seule question : l’eau qui circule là est-elle renouvelée en service normal ? Une boucle de chauffage avec vase d’expansion, remplie une fois puis complétée ponctuellement, est un circuit fermé. Un échangeur qui produit de l’eau chaude sanitaire sépare deux circuits : le primaire est fermé, le secondaire est de l’eau potable, et le matériau change de part et d’autre de l’échangeur. En cas de doute sur un schéma existant, faites-le lire à un professionnel avant d’acheter.
Ai-je le droit de sertir moi-même mon eau potable ?
Pour le raccordement au réseau d’eau potable, les travaux doivent être confiés à un installateur au bénéfice d’une concession du service des eaux local, et les installations intérieures doivent respecter les prescriptions SSIGE. Les règlements varient d’une commune à l’autre : renseignez-vous auprès de votre service des eaux avant de commencer. Nous ne pouvons pas répondre à votre place, et nous nous méfions des sites qui affirment le contraire dans un sens comme dans l’autre.
À quelle pression faut-il faire l’essai après sertissage ?
Nous ne publions pas cette valeur, parce que nous ne l’avons pas vérifiée à la source. Elle figure dans la notice technique SANI195 de suissetec et dans les procès-verbaux d’essai types, en libre accès. Ce que nous pouvons affirmer : l’essai est obligatoire tant que les conduites sont visibles, il se pratique à l’air ou à l’eau, et l’essai à l’air se fait à une pression plus faible, ce qui le rend plus apte à révéler un joint torique qui fuit.
Sources et références
- SSIGE — Directive W3, « Directive pour les installations d’eau potable », compléments 1 à 4. Éditée par la Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux. Régit la construction des installations d’eau potable de la traversée de mur aux points de soutirage, appareils raccordés compris ; impose l’essai de pression par l’installateur tant que les conduites sont visibles, et encadre les matériaux admis au contact de l’eau de boisson. Texte payant.
- SSIGE — Directive W3/C3, hygiène dans les installations d’eau potable. Fixe les bonnes pratiques d’hygiène garantissant la qualité de l’eau en eau froide et en eau chaude. C’est la directive à laquelle renvoie la notice suissetec ci-dessous. Texte payant.
- suissetec — Notice technique SANI195, « Essai de pression, premier remplissage et rinçage d’installations d’eau potable selon la directive SSIGE W3/C3 ». Traduit la directive en marche à suivre : essai à l’air ou à l’eau, premier remplissage, rinçage, et six procès-verbaux types. PDF en libre accès sur le portail des notices de suissetec.
- SICC (SWKI) — Directive BT 102-01, « Qualité de l’eau dans les installations techniques du bâtiment ». En vigueur depuis le 1er avril 2012. Fixe les exigences pour l’eau de remplissage et d’appoint des installations de chauffage (pH 6,0 à 8,5, conductivité inférieure à 100 µS/cm, dureté totale inférieure à 0,1 mmol/l). Texte payant ; déclinée en consignes pratiques par une notice suissetec de novembre 2023.
- SIA — Norme 384/1, « Installations de chauffage dans les bâtiments ». Régit le dimensionnement, la sécurité et le maintien de pression ; renvoie à la SICC BT 102-01 pour la qualité de l’eau. Texte payant.
- Manuel technique du système à sertir VSH XPress, distribué en Suisse par Meier Tobler : domaines d’emploi par matériau, et avertissement sur les mâchoires abîmées par des raccords en acier utilisées ensuite sur de l’inox.
Les normes suisses citées ici sont payantes et n’ont pas été reproduites : nous en paraphrasons les exigences. En cas de divergence entre cet article et le texte normatif ou la documentation de votre fabricant, ce sont ces derniers qui font foi.
Besoin d'un conseil personnalisé ?
Décrivez votre installation par WhatsApp ou email, nous vous répondons en journée. Conseil gratuit avant achat, sans engagement.